Le Bol d’Air Barbenais 2019 : Into the wild !

Cette course m’avait donné envie dès ma première visite de sa page Facebook : un Community Manager bourré d’humour, des vidéos plus délirantes les unes que les autres… C’était décidé, j’allais courir l’édition 2019 du Bol d’Air Barbenais !

Il faut dire que l’équipe de bénévoles aux commandes de cette course ne comptait ni son temps, ni ses efforts pour nous préparer un accueil aux petits oignons : pour la première fois depuis 22 éditions, les coureurs allaient pouvoir traverser à la fois le Zoo et le Château de la Barben, une petite commune près de Salon de Provence.

Expérience inédite que celle de pouvoir courir au petit matin sur le territoire des girafes, lions, ours, et autres quadrupèdes que l’on n’a pas l’habitude de voir sous nos latitudes provençales : comment pouvait-on ne pas être séduit ?

Je n’hésitais donc pas longtemps à m’inscrire sur le petit parcours, 12 bornes. J’apprendrais quelques semaines plus tard que Valentin s’était également inscrit, mais sur le long parcours, 17 kms, qu’il avait déjà expérimenté l’an dernier.

Nous nous retrouvions donc en ce dimanche matin sur le « village départ », noir de monde. Ayant déjà retiré mon dossard la veille, je pouvais profiter sereinement de l’ambiance. Courses enfants, échauffement collectif, speaker au top : rien ne manquait pour animer une belle matinée de running.

Après un petit tour de chauffe et le départ de Valentin avec les concurrents du parcours long, je prenais place dans le peloton sous l’arche gonflable. Traditionnel briefing du directeur de course, nous recommandant notamment de respecter le repos des animaux en traversant le Zoo.

Puis vint l’heure du départ. Un très gros peloton, une petite piste étroite, caillouteuse et ravinée : autant dire qu’il fallait jouer des coudes pour se frayer un chemin ou ne pas se tordre la cheville. Au bout de quelques centaines de mètres, le peloton était déjà plus aéré et notre parcours entamait sa traversée des champs.

Rapidement, des panneaux humoristiques firent leur apparition (et ils allaient régulièrement ponctuer tout le reste de l’itinéraire jusqu’à arrivée) : « Vous approchez du Zoo, attention tigres en liberté ! » « Arrêtez de mater les fesses du coureur devant vous »… Bravo à toute l’équipe pour son imagination, car ces panneaux étaient franchement rigolos.

Nous n’avions même pas couru 2 kilomètres que, déjà, un premier ravitaillement nous proposa eau et nourriture solide. Tout le long du parcours, ces ravitos allaient se succéder en nombre impressionnant, sans pour autant être inutiles car, l’heure avançant, le soleil provençal commençait à taper durement sur les crânes en sueur.

Le Zoo approchait, et des bénévoles nous orientèrent vers une entrée latérale. Quelques tables de pique-nique, puis les premiers enclos firent leur apparition, pour la plupart vides. Le peloton du parcours de 17km avait-il déjà effrayé les locataires de ces cages ? Toujours est-il que ce n’est qu’au bout de plusieurs dizaines de mètres qu’un joli nounours fit son apparition.

Petite pause photo, et je repartais aussitôt… 5 places en moins au général 😂 ! Bon, pour le safari photo, on repassera… Une petite boucle du quartier des girafes me permettait d’immortaliser Sophie et sa famille, puis une dernière traversée nous faisait longer enclos de chèvres ou de dahuts (je n’ai pas eu le temps de vérifier si les pattes avaient la même longueur), avant de sortir du parc par le sentier de la cascade.

Tintin au Congo (ouais, elle était facile celle-là !)

Quelques centaines de mètres sur macadam nous conduisirent au pied des remparts du Château de la Barben. Notre parcours longea de superbes jardins à la française, tandis qu’au loin, enflaient les percussions d’un groupe de tambours. Un large portique nous invita à pénétrer dans la mystérieuse enceinte.

Après une volée de marches, un valet en tenue d’époque nous salua d’une révérence et nous introduisît dans le Château ! Ce fut le début d’un long labyrinthe de rampes pavées, couloirs et autres corridors, caves et chambres de torture. J’avoue ne pas avoir eu le temps de tout voir, car ce tronçon du parcours était sportivement exigeant, fait de relances incessantes du fait de l’enchaînement de portes et recoins. Néanmoins, 2 silhouettes sous des draps m’ont un instant fait soupçonner l’existence de fantômes, non confirmés à ce jour.

Une dernière traversée de jardin, et direction la sortie du Château. Un petit sentier mono-trace nous mena vers des sous-bois où nous attendaient de nouveaux panneaux d’indication : « Vous approchez du mur ! » Heureusement que Valentin m’avait prévenu : je me retrouvais soudain au pied d’une côte monstrueuse, dont je ne voyais même pas le sommet. Au pied, 2 drapeaux et un tapis de chronométrage matérialisaient le point de départ du temps intermédiaire établi pour ce seul tronçon du parcours. Devant, tous les coureurs marchaient déjà. J’entamais à mon tour l’ascension, renonçant rapidement à courir tant le pourcentage de la pente m’interdisait la moindre foulée.

Le muuuur ! (Crédit photo : organisation)
Droit dans le mur (Crédit photo : organisation)

Au sommet, un ravito nous attendait, et nombre d’entre nous y ont fait une pause salutaire, avant de repartir. Nous étions alors arrivés sur un joli plateau de garrigues, qui allait devenir notre terrain de jeu pour les prochains kilomètres. Parfums de thym et de romarin, soleil de plomb, pins maritimes : rien ne manquait pour évoquer la Provence. Les signaleurs, en nombre, veillaient sur le parcours, tandis que les ravitos, toujours aussi réguliers, permettaient de se rafraîchir.

(Crédit photo : organisation)

Une piste forestière nous ramena progressivement vers le village de la Barben, jusqu’à ce que le parcours rejoigne une route goudronnée. Le public se faisait alors plus nombreux : ça sentait l’arrivée ! J’accélérais sur le dernier kilomètre, jusqu’à ce que l’arche se profile au loin. Une haie de spectateurs encourageait les finishers et, après avoir foulé un superbe tapis rouge, je franchissais la ligne en 1h05’46”.

Un ravitaillement gargantuesque nous accueillait à l’arrivée, avec bière, pastèques et surtout un dévouement sans faille de dizaines de bénévoles. J’en profitais donc pour me restaurer, en attendant l’arrivée de Valentin. Durant ce temps, une rumeur parcourait le peloton : j’apprendrais plus tard qu’il y avait eu un gros souci de balisage à la sortie du Château, et qu’une partie des coureurs du parcours de 17km et les premiers du parcours de 12km avaient été envoyés par erreur sur un mauvais sentier, rallongeant leur itinéraire de 4km. Le speaker et les organisateurs allaient d’ailleurs s’en expliquer quelques minutes plus tard, annonçant que les classements étaient purement et simplement annulés, et que tous les lots des podiums seraient tirés au sort. Difficile décision à prendre pour un organisateur !

Je retrouvais Valentin quelques minutes plus tard, forcément déçu d’avoir fait partie du lot d’égarés, et d’avoir peut-être ainsi perdu l’opportunité de faire un podium…

Au final, j’ai vraiment apprécié cette course, au parcours unique dans la région, et organisée par une équipe de bénévoles passionnés, qui mettent un point d’honneur à vous accueillir dans les meilleures conditions : vastes parkings, très grand nombre de ravitos, WC mobiles au départ, rampes de robinets et jets d’eau pour se doucher à l’arrivée, signaleurs en nombre, humour dans la promo et sur le parcours… Tous les ingrédients sont réunis pour passer une superbe journée de running en famille. Je vous recommande donc cette course sans hésiter, j’y reviendrai moi-même l’an prochain ! Merci le BAB !

Xavier R

Xavier R

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